3 techniques de diversification à appliquer dès maintenant

Les marchés financiers sont un formidable levier pour faire croître son capital tout en limitant le rôle du hasard. Il existe une prime clairement définie qui récompense notre engagement, mais pour en bénéficier, il faut accepter la volatilité et les phases négatives.
Sur le long terme, investir dans des actions diversifiées à l’échelle mondiale permet d’obtenir des résultats solides. Cela repose sur la confiance dans le progrès économique et technologique, ainsi que sur le besoin fondamental de l’être humain à évoluer, innover et chercher en permanence de nouvelles solutions pour améliorer son quotidien.
Mais attention : la stabilité du parcours est essentielle pour atteindre la ligne d’arrivée. Sinon, on risque de se perdre en chemin.
Si tu veux obtenir des résultats significatifs sur la durée, tu dois gérer le risque intelligemment. N’oublie pas que tu n’es pas une machine. Dire simplement « j’investis à long terme, je ne m’en fais pas, je mets les gaz à fond »… c’est une illusion !
1 : Équiprobabilité des scénarios défavorables
Les scénarios négatifs, où les actions enregistrent des rendements faibles ou négatifs, surviennent généralement lorsque le PIB est en baisse.
Dans ces périodes de récession ou de dépression, les obligations d’État à long terme (LT Bonds) jouent un rôle essentiel. Elles ont tendance à s’apprécier grâce à leur longue duration, car les banques centrales réagissent en abaissant les taux d’intérêt pour relancer une économie en crise.
Mais attention : dans un contexte inflationniste, ces mêmes obligations deviennent corrélées positivement aux actions. Autrement dit, elles ne jouent plus leur rôle de protection.
Pourquoi ? Parce que pour lutter contre l’inflation, les banques centrales font exactement l’inverse : elles augmentent les taux, ce qui fait chuter la valeur des obligations à taux fixe (les obligations nominales).
En attribuant la même probabilité à deux scénarios opposés – l’un récessif, l’autre stagflationniste – on augmente notre niveau de protection… mais cela ne suffit pas.

2 : La logique du Risk Parity
Plutôt que de chercher à deviner quel scénario économique est le plus probable, on peut adopter une approche différente : attribuer à chaque classe d’actifs un poids proportionnel à son niveau de risque.
De cette manière, on construit un portefeuille résilient, capable de s’adapter à n’importe quel environnement macroéconomique. C’est ce qu’on appelle une stratégie All Weather (toutes saisons).
Dans cette approche, la part allouée aux actions sera naturellement plus faible, car leur risque est élevé. Conséquence : le rendement attendu du portefeuille diminue.
Comment font alors les grands hedge funds ? Ils utilisent la levier financier sur les actifs moins risqués pour compenser ce rendement plus faible. Grâce à leur accès privilégié au crédit et à la liquidité, ils peuvent amplifier leurs positions à moindre coût.
Mais nous, investisseurs individuels, n’avons pas ce luxe. L’accès au levier est limité, coûteux, et souvent risqué.
Alors que faire ?
On peut appliquer la logique du Risk Parity, mais dans une optique goal-based : on répartit les risques non pas pour maximiser le rendement global, mais pour atteindre des objectifs spécifiques (retraite, achat immobilier, épargne de précaution…) avec une meilleure stabilité.

3 : Investir en suivant le cycle économique
La stratégie dite ITBC (Investing Through Business Cycle) place en priorité nos objectifs et notre besoin de protection.
Elle vise à rendre le portefeuille résilient dans tous les scénarios macroéconomiques, tout en dépassant les limites du Risk Parity en matière de rendement.
L’idée, c’est d’obtenir des performances solides, sans pour autant s’exposer à des situations qui pourraient fortement nuire à nos investissements.
Les actions retrouvent ici une place significative dans le portefeuille, mais grâce à une diversification multi-actifs, on réduit la volatilité et la profondeur des baisses. Cela améliore ce qu’on appelle le Serenity Ratio – un indicateur de confort pour l’investisseur.
Autrement dit : le parcours devient plus serein, car on a déjà anticipé tous les scénarios possibles.
Peu importe ce que l’avenir nous réserve, on sait que notre portefeuille pourra tenir le choc, car il a été construit en adéquation avec notre profil de risque.
Mais alors… comment construire concrètement un portefeuille ITBC ?

Traduit librement de: investimentocustodito.com
